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Ce programme-cadre est destiné aux écoles de langue française; il remplace Le curriculum de l’Ontario, de la 1re à la 8e année – Éducation physique et santé, version provisoire, republié en 2018. Tout le programme d’éducation physique et santé de la 1re à la 8e année se fonde maintenant sur les attentes et les contenus d’apprentissage énoncés dans cette édition révisée du programme-cadre.

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Éducation physique et santé (2019)

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Rôles et responsabilités

Au cours de ses études élémentaires et secondaires, l’élève apprend progressivement à assumer la responsabilité de son apprentissage. C’est en prenant conscience de ses progrès et du développement de ses habiletés que l’élève est amené à croire en sa réussite et trouve la motivation nécessaire pour exercer cette responsabilité et persévérer dans ses apprentissages et dans l’atteinte de son bien-être. À mesure que l’élève grandit, sa capacité à persévérer, à gérer son comportement et ses impulsions, à prendre des risques calculés et à écouter attentivement lui permet d’assumer une plus grande responsabilité à l’égard de son apprentissage et de ses progrès. En dépit de leurs efforts, certains élèves ne seront pas en mesure d’assumer la pleine responsabilité de leur apprentissage en raison de défis particuliers auxquels ils font face. Pour réussir, ces élèves devront pouvoir compter sur l’attention, la patience et l’encouragement du personnel de l’école et, dans certains cas, sur un soutien supplémentaire. Il reste qu’apprendre à réf léchir à ses apprentissages, à en accepter la responsabilité et à être l’artisan de son succès doit faire partie de l’éducation de tout élève, sans égard à ses circonstances.

La maîtrise des concepts et des habiletés propres au programme d’éducation physique et santé requiert de la part de l’élève de la pratique, des expériences concrètes, des possibilités de répondre à des rétroactions dans la mesure du possible, de la réflexion et de l’engagement. Elle requiert par ailleurs des possibilités d’explorer, une certaine volonté d’essayer de nouvelles activités, de travailler avec ses pairs et de s’adonner en tout temps à des pratiques sécuritaires. C’est par la pratique régulière d’activités physiques et en réfléchissant à son développement que l’élève acquiert une meilleure connaissance de soi et d’autrui et approfondit sa compréhension de la santé et du bien-être.

L’attitude de l’élève par rapport au programme d’éducation physique et santé compte pour beaucoup dans son apprentissage et dans la satisfaction des attentes du programme-cadre. Plus l’élève est engagé et saisit des occasions de montrer son leadership, plus elle ou il sera en mesure d’adopter des comportements positifs et sains.

Grâce à l’appui et à l’encouragement du personnel enseignant, l’élève apprend à utiliser dans d’autres contextes et matières, les habiletés développées en éducation physique et santé. Par exemple, l’élève peut employer les habiletés de résolution de problèmes développées en mathématiques pour faire l’apprentissage de nouvelles habiletés en éducation physique et santé, utiliser les habiletés de pensée critique et créative développées en éducation physique et santé pour apprendre la danse ou pour remettre en question des interprétations historiques, ou encore pour établir des liens entre ses actions et leur incidence sur l’environnement. L’élève peut aussi utiliser les connaissances et les habiletés acquises en éducation physique et santé pour faire de meilleurs choix dans tous les aspects de sa vie. L’élève peut mettre à profit ses connaissances sur le mouvement acquises en éducation physique et santé lors de sa participation à des activités physiques se déroulant à l’école, mais aussi à la maison et ailleurs dans la communauté. De la même façon, l’élève peut appliquer ses connaissances en santé mentale et en vie saine pour prendre des décisions judicieuses quant à son alimentation, à la préparation des repas, à sa santé sexuelle, à sa sécurité et à la consommation de substances nocives ainsi qu’à la prévention de blessures.

Les activités d’apprentissage qui sont proposées permettent à l’élève de s’engager activement dans sa construction identitaire dont l’épanouissement culturel constitue une dimension importante. Il importe donc d’amener l’élève à réaliser que la langue française et la culture francophone comportent de nombreux aspects qui contribuent tous à la richesse de son identité et qu’à cet égard, il lui appartient d’assumer une part de responsabilité.

C’est aux parents qu’incombe la responsabilité première de l’éducation de leur enfant en ce qui concerne l’apprentissage de valeurs, de comportements convenables, ainsi que de croyances et traditions ethnoculturelles, spirituelles et personnelles. Ils servent aussi de modèles à leur enfant. Il est donc primordial que les parents et le personnel scolaire travaillent ensemble pour s’assurer que le foyer et l’école offrent tous deux un environnement de soutien.

Les parents jouent un rôle important dans le soutien de l’apprentissage de l’élève. Le rendement de l’élève est généralement meilleur lorsque ses parents s’intéressent à ses études. En se familiarisant avec le programme-cadre d’éducation physique et santé, les parents sauront quelles connaissances et habiletés leur enfant doit acquérir chaque année. Ils pourront mieux suivre ses progrès scolaires et en discuter en connaissance de cause, et collaborer plus étroitement avec l’enseignante ou l’enseignant afin d’améliorer le rendement scolaire de leur enfant. Les parents doivent être informés de la politique du conseil scolaire qui permet à l’élève d’être exempté, à la demande de ses parents, de l’enseignement ayant trait aux contenus d’apprentissage du domaine d’étude D : Développement de la personne et santé sexuelle, de la 1re à la 8e année.

Les parents peuvent appuyer l’apprentissage de leur enfant de plusieurs façons, entre autres, en participant aux rencontres avec les enseignantes et enseignants, aux ateliers pour les parents et aux activités du conseil d’école. Ils peuvent aussi devenir membres du conseil d’école. Dans le cadre du programme d’éducation physique et santé, les parents peuvent encourager leur enfant à faire ses travaux et à s’entraîner, et faire un suivi de ses progrès. De plus, ils peuvent manifester leur intérêt en participant à des activités liées à une vie saine et active organisées à l’école. De nombreux parents possèdent de l’expertise dans des domaines qui peuvent contribuer à promouvoir un environnement scolaire sain. Les parents qui travaillent dans le secteur de la santé ou des loisirs pourraient, par exemple, faire une présentation orale, faire du bénévolat durant la période d’éducation physique et santé ou lors d’activités connexes, ou encore servir de personne-ressource à la maison pour les travaux scolaires de leur enfant.

Les parents et tous les autres adultes servant de modèles peuvent appuyer leur enfant en s’adonnant eux-mêmes à un programme d’activité physique et en lui inculquant des habitudes saines en matière d’alimentation, d’hygiène, de santé mentale, de consommation d’alcool, de relations interpersonnelles ainsi que des habitudes sécuritaires pour prévenir les accidents. Les enfants et les jeunes qui ont l’occasion d’être actifs physiquement avec leur famille continueront d’être actifs à l’âge adulte. De la même façon, le milieu familial exerce une influence considérable en matière d’alimentation, notamment en permettant le développement d’un bagage de connaissances en nutrition et d’un savoir-faire en alimentation saine. De plus, le fait de prendre les repas en famille a un impact sur la réduction des comportements pouvant entraîner des dommages ou des blessures chez les adolescents. En outre, en étant impliqués dans une vie saine et active avec leur enfant, les parents en bénéficient aussi.

Les parents peuvent aider à montrer à leur enfant la valeur d’un apprentissage en éducation physique et santé en manifestant un intérêt pour les sujets liés au programme-cadre et en créant des liens entre l’apprentissage scolaire et les activités familiales et communautaires. Un tel intérêt de la part des parents encourage l’élève à avoir une attitude positive envers une vie saine et active. Aider l’élève à mettre en pratique son apprentissage permet de discuter des avantages d’adopter des habitudes alimentaires saines, de l’importance d’équilibrer les divers aspects de la vie et de la satisfaction d’une vie active en tant que citoyenne ou citoyen engagé. En discutant des sujets liés au programme-cadre avec leur enfant, les parents auront par ailleurs l’occasion d’en apprendre davantage sur de nouvelles approches dans le domaine de l’activité physique et sur des questions actuelles en matière de santé.

En reconnaissant les progrès de leur enfant en éducation physique et santé, les parents aident à développer sa confiance. La participation des parents à l’éducation de leur enfant leur donne aussi l’occasion de renforcer les mesures de sécurité que leur enfant apprend dans le cadre du programme d’éducation physique et santé (p. ex., boucler sa ceinture de sécurité en voiture, porter un casque de vélo, faire face à la circulation en marchant, se protéger contre les rayons ultraviolets en portant des vêtements appropriés et en appliquant un écran solaire, se laver les mains avant de préparer des aliments).

Pour une croissance et un développement en santé, les Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures recommandent de limiter le temps passer en position assise sans être actif, chez les enfants et les jeunes. Pratiquer un sport ou participer à des événements sportifs organisés est bénéfique pour la santé en général. Cependant, les enfants et les jeunes doivent comprendre qu’il y a plusieurs façons de s’exercer physiquement. Les sports organisés ne sont pas offerts dans toutes les communautés et certains enfants et jeunes préfèrent être actifs d’autres manières. Les parents peuvent encourager leur enfant à être actif en lui fournissant des occasions de faire de la randonnée pédestre, de la marche, de la bicyclette, une activité en plein air, ou encore de faire du jardinage ou des travaux ménagers. Les parents sont également encouragés à offrir à leur enfant, dans la mesure du possible, des occasions de voir et d’essayer de nouvelles activités et d’utiliser les ressources communautaires telles que les parcs, les patinoires, les piscines et les sentiers de randonnée et de neige. De telles occasions aident les enfants à accroître leur confiance et à développer une appréciation pour une vie active.

L’appui des parents est essentiel pour favoriser chez leur enfant le développement de l’identité francophone. Parler français à la maison, prévoir des activités culturelles et récréatives en français ou offrir à leur enfant des ressources en français renforce le travail éducatif fait à l’école de langue française et permet à l’enfant de mieux réussir à l’école et de s’identifier à la culture francophone, et ce, dans toute la diversité des manifestations de cette culture.

L’enseignement est la clé de la réussite de l’élève. L’enseignante ou l’enseignant a pour tâche d’élaborer des stratégies d’enseignement et d’évaluation fondées sur une pédagogie éprouvée. Elle ou il lui faut concevoir des stratégies efficaces et variées et les adapter pour répondre aux divers besoins des élèves. L’attitude de l’enseignante ou de l’enseignant revêt beaucoup d’importance en éducation physique et santé, car elle ou il est un important modèle pour les élèves.

En utilisant diverses stratégies d’enseignement et d’évaluation, le personnel enseignant offre aux élèves de nombreuses occasions d’acquérir et d’affiner leurs compétences et leurs connaissances requises pour un apprentissage socioémotionnel et pour une vie active, une compétence motrice et une vie saine. Ces expériences d’apprentissage doivent permettre à l’élève d’établir des liens significatifs entre ce qu’elle ou il sait déjà et ce qu’elle ou il apprend. Le personnel enseignant doit réfléchir aux résultats des possibilités d’apprentissage offertes et y apporter les ajustements nécessaires pour aider chaque élève à atteindre les objectifs du programme de son mieux.

L’enseignement de l’éducation physique et santé a ses propres spécificités. Au gymnase ou à l’extérieur, l’élève démontre ce qu’elle ou il est capable de faire d’une manière différente que lorsqu’elle ou il est en salle de classe. Par ailleurs, les discussions sur la santé seront souvent étroitement liées à la vie personnelle de l’élève et seront des occasions pour l’enseignante ou l’enseignant de mieux la ou le connaître. Étant donné la nature des discussions, il importe que l’enseignement se déroule d’une façon structurée qui assure toujours le respect et le bien-être de tous les élèves.

L’enseignante ou l’enseignant doit s’assurer que l’environnement est sécuritaire aussi bien sur le plan physique qu’émotionnel. Dans le contexte particulier du programme d’éducation physique et santé, l’enseignante ou l’enseignant peut aussi devenir pour l’élève une « personne à qui se confier ». Ce rôle implique de lourdes responsabilités, surtout lorsque l’élève divulgue des renseignements personnels de nature confidentielle. Il est important que l’enseignante ou l’enseignant connaisse et respecte les politiques et directives en vigueur en matière de confidentialité et de gestion des risques (p. ex., en matière de prévention du suicide). L’enseignante ou l’enseignant doit aussi connaître les limites de sa profession ainsi que les ressources professionnelles qui sont accessibles. Il est important d’être aux aguets en ce qui a trait aux réactions de l’élève vis-à-vis de diverses situations telles que la façon de se comporter dans les vestiaires et les thèmes traités en santé ainsi qu’en ce qui a trait à ses habiletés sociales et à sa façon de démontrer son apprentissage. Pour assurer la sécurité de ses élèves sur le plan physique, l’enseignante ou l’enseignant doit suivre toutes les directives du conseil scolaire s’y rapportant de même que les politiques relatives à la prévention des commotions cérébrales (qui comprennent les procédures de prévention, et d’intervention et de gestion en cas de diagnostic ainsi que pour le retour aux études et la reprise d’activités physiques). Il s’avère donc primordial d’offrir un milieu d’apprentissage où tous les élèves apprennent et s’épanouissent indépendamment de leur image corporelle, leurs habiletés, leur identité de genre, leur expression de genre, leur orientation sexuelle, leur culture, leur race et leur croyance religieuse.

Pour augmenter son niveau de confort et son habileté à enseigner l’éducation physique et santé et pour assurer la prestation efficace du programme, l’enseignante ou l’enseignant devrait examiner ses propres attitudes, préjugés et valeurs par rapport aux sujets enseignés, trouver des ressources documentaires actuelles, consulter des spécialistes et rechercher des occasions de développement professionnel pour aborder les sujets délicats avec plus d’aisance.

Les apprentissages en éducation physique et santé peuvent jouer un rôle clé alors que l’élève façonne ses points de vue par rapport à la vie, aux relations saines, au développement sain et à l’activité physique, tout en influant sur sa façon d’apprendre. L’enseignante ou l’enseignant peut appuyer ce processus de plusieurs façons : en l’intégrant à certains aspects de l’apprentissage d’autres domaines du curriculum et en faisant des liens avec les politiques en matière d’écoles saines; en encourageant l’élève à poursuivre et à réaliser ses objectifs et en reconnaissant ses efforts; en rappelant à l’élève l’importance d’une pratique régulière afin d’améliorer ses habiletés et la nécessité d’être actif sur une base quotidienne pour que l’activité physique devienne une habitude et pour avoir une meilleure condition physique, tout en lui fournissant cette occasion pendant les périodes d’enseignement; en l’aidant à s’informer des possibilités de carrière dans divers domaines de la santé, du bien-être, des sports, du conditionnement physique et des activités de loisirs et de plein air. À l’aide de toutes ces stratégies, l’enseignante ou l’enseignant peut aider l’élève à développer une attitude positive par rapport à son apprentissage en éducation physique et santé, et l’aider à apprécier le rôle des concepts pour une vie saine et active. L’enseignante ou l’enseignant peut aussi aider l’élève à faire le rapprochement entre ses apprentissages et sa capacité de prendre des décisions éclairées concernant sa santé physique et mentale et son bien-être, et peut lui rappeler l’importance de bien réfléchir aux décisions prises qui pourraient avoir des conséquences majeures sur divers aspects de sa vie, tant sur le plan physique, émotionnel, social, cognitif que spirituel.

Pour exercer pleinement son rôle, l’enseignante ou l’enseignant communique aux parents ce que leur enfant apprend à l’école. Ce dialogue peut s’établir de diverses façons et dans divers contextes, entre autres en engageant avec les parents des conversations formelles et informelles, en sollicitant leur participation à des séances d’information sur le curriculum et en maintenant une communication suivie avec eux par l’entremise du Système de gestion de l’apprentissage, d’applications, de bulletins d’information, d’annonces sur le site Web de l’école ou de blogues. Ces échanges permettent aux parents de travailler en collaboration avec l’école en facilitant les discussions et en assurant un suivi à la maison ainsi que le prolongement des apprentissages de l’élève dans un contexte familial. Des liens solides entre le foyer et l’école appuient l’élève dans son apprentissage et favorisent son rendement ainsi que sa santé mentale et son bien-être.

L’enseignante ou l’enseignant doit respecter la politique du conseil scolaire qui permet à l’élève d’être exempté, à la demande de ses parents, de l’enseignement ayant trait aux contenus d’apprentissage du domaine d’étude D : Développement de la personne et santé sexuelle, de la 1re à la 8e année.

L’enseignante ou l’enseignant en éducation physique et santé fournit à l’élève de fréquentes occasions de mettre en pratique ses habiletés en y intégrant ses nouveaux acquis et lui donne, au moyen d’évaluations régulières et variées, une rétroaction détaillée pour lui permettre de développer davantage ses habiletés et de les perfectionner. En assignant des tâches qui favorisent le développement des habiletés liées à la pensée critique et créative, le personnel enseignant aide également l’élève à résoudre efficacement des problèmes et à communiquer efficacement. Les occasions de lier les connaissances et les compétences en matière d’éducation physique et santé à des contextes plus larges – dans le cadre du programme, dans le contexte d’une école saine et dans le monde extérieur – motivent l’élève à apprendre et à devenir une apprenante ou un apprenant pour la vie.

La qualité de la langue est garante de celle des apprentissages. Il est donc primordial d’accorder la plus grande importance à la qualité de la communication orale et écrite en classe, quelle que soit l’activité d’apprentissage. Il ne s’agit pas de tout corriger ou de culpabiliser l’élève quand elle ou il fait une erreur, mais de l’encadrer dans sa prise de parole en situation d’échange. On l’aidera ainsi à développer ses capacités d’expression et à se familiariser avec la terminologie appropriée en français. De surcroît, on encouragera l’élève à participer à des activités physiques en français et à consulter des ressources en français, que ce soit à l’école ou dans la communauté pour l’amener progressivement à communiquer avec clarté et aisance. Il est donc essentiel de disposer de diverses ressources d’apprentissage en français pour pouvoir lui offrir un milieu linguistique cohérent où tout contribue à enrichir ses compétences en français.

De concert avec les enseignantes et enseignants et les parents, la directrice ou le directeur d’école prendra les mesures nécessaires pour fournir la meilleure expérience scolaire possible à tous les élèves. Elle ou il s’assurera de renforcer la communauté en créant un environnement scolaire sain, sécuritaire et accueillant pour tous et veillera à ce que tous les membres de la communauté scolaire soient toujours bien informés.

Il incombe à la directrice ou au directeur d’école de veiller à la mise en œuvre du curriculum de l’Ontario dans sa totalité, à l’aide de différentes approches pédagogiques. Elle ou il veille aussi à ce que les élèves et le personnel enseignant disposent des ressources nécessaires. Pour favoriser l’enseignement et l’apprentissage dans toutes les matières, y compris en éducation physique et santé, la directrice ou le directeur d’école encourage les équipes d’apprentissage et travaille de concert avec le personnel enseignant pour faciliter la participation à des activités de développement professionnel. La directrice ou le directeur d’école doit respecter la politique du conseil scolaire qui permet à l’élève d’être exempté, à la demande de ses parents, de l’enseignement ayant trait aux contenus d’apprentissage du domaine d’étude D : Développement de la personne et santé sexuelle, de la 1ʳᵉ à la 8ᵉ année. La directrice ou le directeur d’école a aussi la responsabilité de s’assurer que l’élève qui a un plan d’enseignement individualisé (PEI) obtient les adaptations et les modifications qui y sont décrites. Il lui incombe aussi de voir à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi du PEI.

La directrice ou le directeur d’école peut appuyer la mise en œuvre du programme-cadre d’éducation physique et santé en soulignant l’importance du programme dans le contexte d’une école saine et sécuritaire, où tous se sentent inclus et acceptés. À cette fin, la mise en place d’un comité composé d’employés, d’élèves et de parents, ou le travail avec un comité déjà en place, peut se révéler utile pour la santé mentale et le bien-être des élèves et créer un climat positif pour appuyer l’initiative Écoles saines. Un climat propice et incitatif à un mode de vie sain, actif et inclusif est l’élément clé pour assurer la réussite du programme.

La directrice ou le directeur d’école doit aussi voir à ce que tous les élèves, y compris ceux et celles qui ont des besoins particuliers en matière d’apprentissage, puissent participer en toute sécurité aux activités du programme d’éducation physique et santé. La programmation des horaires doit être suffisamment souple pour permettre d’organiser, en fonction des besoins, des activités pour les garçons ou les filles ou des activités mixtes.

Les attentes et les contenus d’apprentissage du programme-cadre d’éducation physique et santé peuvent se réaliser dans divers environnements, à l’intérieur ou en plein air et à l’aide d’une variété d’équipements et d’installations intérieurs ou extérieurs. La directrice ou le directeur d’école doit s’assurer que les enseignantes et enseignants ont l’appui, les ressources et l’équipement nécessaires pour offrir un programme de qualité que ce soit à l’intérieur ou en plein air. Selon le type d’environnement physique et l’équipement utilisé et étant donné la nature sensible des sujets traités en éducation physique et santé, il se pourrait que les enseignantes et enseignants nécessitent davantage d’appui ou de formation pour pouvoir assurer la sécurité des élèves, pour se sentir plus à l’aise pour leur présenter les connaissances à l’étude ou bien pour se documenter davantage sur certains sujets. La directrice ou le directeur d’école pourrait donc travailler en collaboration avec le conseil scolaire et les partenaires communautaires, y compris les leaders en santé mentale et les services de santé publique. Elle ou il pourrait également appuyer les réseaux d’apprentissage professionnel et de mentorat au sein de la communauté scolaire et jouer un rôle de leader en ce qui concerne la mise en œuvre d’approches créatives, l’intégration de l’apprentissage lié à l’éducation physique et santé à travers tout le curriculum, l’offre de développement professionnel ainsi que le maintien des relations avec le système scolaire et les autres membres de la communauté.

À tous ces égards, la directrice ou le directeur coordonne dans son école la mise en œuvre des initiatives et des programmes du gouvernement et du conseil scolaire en ce qui a trait à la santé et au bien-être des élèves de l’Ontario. Au cours des dernières années, ces initiatives ont porté sur l’adoption d’une approche plus holistique, sur la promotion de tous les aspects de la santé et du bien-être – physique, cognitif, émotionnel et social – dans le but d’appuyer le développement des habiletés des élèves en matière de mode de vie sain et actif. La directrice ou le directeur d’école s’efforce de créer et de maintenir un climat scolaire positif, conformément au document Les fondements d’une école saine (2014) et soutient activement la promotion et la prévention en matière de santé mentale en harmonisant les initiatives de l’école avec les stratégies du conseil à ce sujet dans le cadre d’un système de soins intégré et élargi.

La directrice ou le directeur d’école doit valoriser et favoriser l’apprentissage sous toutes ses formes, à l’école comme dans le milieu communautaire. Il lui appartient aussi de prendre des mesures pour appuyer l’épanouissement d’une culture francophone, en conformité avec la politique d’aménagement linguistique du conseil scolaire. À cet égard, la directrice ou le directeur d’école travaille en collaboration avec des intervenantes et intervenants pour créer une communauté apprenante qui constituera un milieu communautaire où il fera bon vivre et apprendre en français.

Les partenaires communautaires constituent une ressource importante pour le programme d’éducation physique et santé. Des partenariats avec les services de santé publique, les centres de loisirs, les services sociaux, les organismes communautaires de santé mentale et les hôpitaux, les universités et collèges, les entreprises et d’autres organismes communautaires peuvent appuyer et enrichir l’apprentissage des élèves. Il est possible d’obtenir, au moyen de ces partenariats, des expertises, des habiletés, du matériel et des programmes qui ne sont pas disponibles à l’école ou qui viennent enrichir ceux de l’école. De tels partenariats profitent non seulement aux élèves, mais également à la vie de la communauté.

Les services de santé publique représentent une ressource capitale en matière de soutien pour l’éducation physique et santé, car ils offrent une expertise dans une variété de domaines touchant le programme-cadre d’éducation physique et santé. Le personnel des bureaux locaux de santé travaille dans le cadre d’initiatives telles que l’immunisation des enfants, la santé buccodentaire, la manipulation sécuritaire des aliments, la santé en matière de sexualité et de reproduction, la prévention de l’usage problématique de substances et de maladies chroniques (p. ex., mesures de lutte contre le tabagisme ou promotion d’une alimentation saine), la promotion de l’activité physique, la prévention des blessures et le contrôle des maladies contagieuses.

En vertu des Normes de santé publique de l’Ontario, les professionnelles et professionnels de la santé publique doivent offrir leur soutien au personnel des conseils scolaires et des écoles pour aider à la mise en place d’un programme favorisant la santé et les besoins en santé dans les écoles, tout en prenant en considération, sans toutefois s’y limiter, les points suivants : l’alimentation saine et la salubrité des aliments, la consommation de substances et la réduction des méfaits, l’activité physique et les comportements sédentaires, l’exposition aux rayons ultraviolets, et autres besoins en santé. Les services de santé publique doivent aussi effectuer du dépistage en santé buccodentaire et conserver les dossiers d’immunisation des élèves; ils doivent aussi travailler de concert avec les écoles en tant que partenaires communautaires afin d’aborder des questions importantes liées à la santé des enfants et des jeunes. Ces sujets étant abordés dans le cadre du programme d’éducation physique et santé, l’école et le conseil scolaire peuvent inviter les professionnelles et professionnels de la santé publique à travailler avec le personnel enseignant, la direction, les parents et les élèves pour évaluer les besoins de l’école en matière de santé et pour promouvoir des activités, des programmes et des politiques favorisant une vie active et saine dans le milieu scolaire.

Des partenariats avec des organismes tels que les centres de santé communautaire (CSC) et les centres autochtones d’accès aux soins de santé (CAASS) peuvent être mis sur pied pour faire la promotion de la santé et du mieux-être. Ces centres fournissent des soins de mieux-être spirituel ainsi que des soins de santé physique et mentale aux Autochtones

De même, l’école pourrait profiter des collaborations avec des spécialistes en loisirs communautaires pour fournir aux élèves des occasions qui correspondent avec le programme d’éducation physique et santé et qui leur permettent d’être physiquement actifs avant et après l’école. Le conseil scolaire peut travailler avec des prestataires de programmes communautaires pour les jeunes, y compris des centres communautaires et récréatifs. Les arénas, les stades, les patinoires, les installations sportives, les sites éducatifs extérieurs (le cas échéant), les sentiers locaux de randonnée pédestre, les sentiers de neige battue et les jardins communautaires sont des environnements d’apprentissage exceptionnels propices aux excursions pédagogiques et à la découverte de la communauté et des ressources locales. Les enseignantes et enseignants peuvent trouver des occasions de faire participer leurs élèves à des projets ou à des événements communautaires tels que des activités de course, de marche ou de vélo ou des foires de promotion de la santé.

Les partenariats devraient être créés avec des organismes qui ont des données à jour et qui utilisent des pratiques éprouvées. Lorsqu’elle choisit ses partenaires communautaires, l’école doit se servir des liens qu’elle a déjà établis au sein de la communauté et créer de nouveaux partenariats conformément aux politiques du ministère de l’Éducation et du conseil scolaire. Ces partenariats sont surtout utiles lorsqu’ils sont directement liés au programme-cadre. En bref, l’école devrait s’assurer que les initiatives de partenariat ont des assises éducationnelles solides, appuient la planification de l’enseignement, sont basées sur des critères clairs, ont des objectifs éducatifs précis et offrent aux élèves une rétroaction descriptive dans le but de les aider à s’améliorer.

Des partenariats avec d’autres écoles ou conseils scolaires de langue française peuvent être une façon efficace de trouver des applications concrètes à l’apprentissage dans le contexte d’une communauté scolaire saine. Les écoles et les conseils scolaires de langue française peuvent partager des ressources ou des équipements pour des occasions de développement professionnel du personnel. Ils peuvent aussi collaborer pour créer des moyens de promouvoir une vie saine et active, tels que tracer des itinéraires actifs et sécuritaires ou organiser des activités telles que des foires communautaires, des soirées d’information ou des événements sportifs. De temps à autre, il peut être possible pour les écoles et les conseils scolaires de participer à des projets de recherche qui pourraient aider les intervenantes et intervenants en éducation à faire des choix éclairés basés sur des éléments de preuve solides, les besoins locaux et les meilleures pratiques.

L’établissement de partenariats avec le milieu communautaire francophone, des associations ou organismes à vocation culturelle francophone, des entreprises locales et des services municipaux et régionaux de loisir peut accroître considérablement les ressources favorisant l’élargissement de l’espace francophone, autant à l’échelon de l’école qu’à celui du conseil scolaire. En plus d’enrichir l’expérience éducative des élèves et toute la vie culturelle de la communauté, ces partenariats montrent la pertinence de la langue française dans un monde de modernité et de mondialisation.